RDC: le gouvernement dément bloquer douze militaires belges à Kindu

Le gouvernement congolais a démenti bloquer des soldats belges à Kindu (est de la République démocratique du Congo) et dénoncé une “pression” de la Belgique sur les autorités de Kinshasa en demandant des visas pour une cinquantaine de militaires chargés de démonter les installations du camp Kasuku et de rapatrier le matériel après la rupture de la coopération militaire entre les deux pays.

“Il n’y a pas de soldats belges bloqués ici, ce sont des bêtises. Ils veulent partir avec leur matériel. Et pour ce faire, ils veulent que cinquante de leurs compatriotes viennent transporter ces matériels parce que les Congolais ne peuvent pas les transporter de l’entrepôt vers l’avion. Nous refusons de donner le visa à cinquante Belges. On ne comprend pas pourquoi il faut donner le visa à cinquante Belges juste pour qu’ils viennent transporter les matériels”, a affirmé vendredi le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, au site d’informations Actualité.cd.

La coopération militaire belgo-congolaise avait été interrompue brutalement le 14 avril dernier par le régime de Kinshasa après des critiques du ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, sur le choix du nouveau Premier ministre congolais, Bruno Tshibala. Mais il reste douze militaires belges à Kindu, “coincés” depuis plusieurs semaines avec du matériel sensible que les Congolais souhaiteraient conserver, selon RTL-TVI.

L’armée a pour sa part préparé un “plan détaillé de redéploiement” de son personnel et de son matériel présent en RDC, mais sa mise en oeuvre a été contrariée par l’interdiction de vol imposée durant près de deux mois aux avions de transport C-130 Hercules. Selon M. Mende, qui est également ministre de la Communication et des Média, vingt personnes devraient suffire.

“Croyez-vous que nous allons accorder le visa à cinquante personnes inconnues qui veulent entrer dans notre pays rien que pour faire un travail de manutention, c’est-à-dire transporter les caisses vers un avion? Pour cela, il faut donner le visa à cinquante personnes? Non. Nous leur avons dit vingt personnes, ça va”, a-t-il affirmé.

“Et ils ont décidé de laisser les douze ici sur place pour surveiller leurs matériels. Ensuite, ils veulent faire pression sur nous pour dire que nous bloquons leurs gens. Alors qu’en réalité, c’est eux qui ne veulent pas partir”, a ajouté M. Mende. “Nous n’acceptons pas cinquante personnes. Ils ne viendront pas à cinquante, point barre”, a-t-il conclu.

Belga

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